Comparatif des méthodes de scan 3D : de rien à la maquette numérique

Dernière mise à jour : 16 juil. 2020

En ce début d’année, Bimeo a voulu comparer les méthodes de scan pour le bâtiment en mettant à l’épreuve l’application Artobuild, la solution développée par notre équipe. Nous avons testé trois méthodes pour vous et après un temps de traitement de l’ensemble des informations… les résultats sont là !

Pour ce test, nous nous sommes rendus dans un bâtiment affrété pour l’occasion. Nous étions accompagnés de Dominique Poirot, responsable du Centre de Ressources Numériques du Bâtiment de la FFB (Fédération Française du Bâtiment) qui nous a mis à disposition un outil de travail qu’il utilise régulièrement.


Les trois méthodes comparées, de gauche à droite :

  1. le relevé manuel au laser,

  2. l’application smartphone AR2BUILD

  3. le scanner infrarouge Leica


Test 1 : le relevé au télémètre laser

Un papier, un crayon et un laser manuel… C’est la méthode historique de relevé en phase chantier. Une méthode ancienne toujours très utilisée par des artisans, qui voient les nouvelles technologies de relevés comme un investissement lourd.


Le gain principal, c’est surtout que le plan obtenu peut être traité sur ordinateur pour en faire une maquette numérique.


Laser manuel : bilan

Le laser manuel est une méthode intéressante pour scanner une petite surface. Le processus est long, pour une précision le plus souvent approximative. La maquette doit être entièrement conçue à partir des plans papiers ou digitaux dans le cas présent. Un procédé lourd, inadapté au contexte de transition énergétique du bâtiment et au BIM.

Pour mettre en pratique cette méthode, il faut compter environ 4€/m².


Test 2 : le relevé en scan infrarouge avec le Leica BLK 360

Le scan du bâtiment


Le suivi du scan se fait en temps réel directement sur une tablette numérique avec l’application Recap Pro (version mobile fournie avec l’appareil). A chaque déplacement de l’appareil, nous suivons l’évolution et l’exactitude du scan sur l’application, ce qui permet de revenir en arrière si l’on remarque une anomalie.

Entre chaque pièce, il est nécessaire de faire un scan de jonction. Cette étape va permettre de lier une pièce à l’autre, c’est le procédé de relevé continu. Une fois le scan fini, il faut connecter la tablette tactile à un ordinateur équipé de Recap Pro (version desktop).

Cette première étape nous a pris 4H.




La création de la maquette numérique

Une fois Recap Pro ouvert sur notre ordinateur, nous avons transféré le fichier de la tablette vers l’ordinateur. On retrouve l’ensemble du projet scanné dans un fichier unique. Il faut maintenant le synchroniser et procéder au recalage automatique pour lier l’ensemble des points créés lors du scan et superposer l’ensemble des pièces.

Le recalage automatique peut suffire dans certains cas, mais nous avons dû passer par du traitement manuel lors du test. La raison ? L’étage était incliné par rapport au rez-de-chaussée à cause du passage de l’escalier. Cela est probablement dû au fait que la technologie Leica BLK 360 nécessite un peu de pratique avant d’être parfaitement optimisé.

La maquette est créée à partir d’un nuage de point ultraprécis


Suite au recalage automatique, nous avons procédé au nettoyage du nuage de points pour enlever l’ensemble des informations (des points) non nécessaires à l’établissement de la maquette numérique (le mobilier d’intérieur, le bâtiment étant déjà meublé). Suite à cette étape on se retrouve avec notre nuage de points final en format .rcp (pour Recap Pro).

Il est maintenant temps de passer sur Revit pour établir la maquette numérique. On y importe le fichier en .rcp récemment créé. Puis vient l’étape la plus fastidieuse, qui consiste à dessiner les murs, les ouvertures en fonction des points du nuage. On obtient alors notre maquette numérique finale.

La création de la maquette numérique à partir du scan réalisée nous a pris 16H.

Leica BLK 360 : bilan

Résultat : le Leica BLK 360 est une machine très pointue qui permet un scan extrêmement précis avec une utilisation plutôt simple sur le terrain. Cependant cette solution nécessite un traitement lourd et très chronophage pour arriver à la maquette numérique finale.

Pour cette méthode, il faut s’imaginer un investissement à hauteur de 18€ / m².


Test 3 : le relevé sur smartphone avec AR2BUILD

Le scan du bâtiment

La troisième solution testée est notre application de scan 3D. Il suffit d’un smartphone équipé de notre technologie pour débuter le scan.

Nous avons commencé par placer le sol et le plafond de la pièce, avant de scanner les murs de celle-ci. Pendant le scan, nous ajoutons directement sur l’application les ouvertures de notre pièce, ainsi que les annotations sous forme de post-it si nous observons un défaut dans le bâtiment existant. L’opération est répétée pour l’ensemble des pièces, que l’on lie, juxtapose et superpose directement à la fin du scan.

L’application AR2BUILD guide pas à pas l’utilisateur