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Décryptage des Audits Énergétiques : Comprendre les Nouvelles Obligations

Dernière mise à jour : 26 oct. 2023


Décryptage des Audits Énergétiques : Comprendre les Nouvelles Obligations

Découvrez les dernières évolutions des audits énergétiques en France et leurs implications pour la rénovation des bâtiments. Comprenez les changements législatifs, les méthodes de calcul, et comment la technologie numérique, notamment l'application bimeo, révolutionne le secteur de l'audit énergétique. Un article complet pour rester informé sur les enjeux de la rénovation énergétique.



SOMMAIRE



1. LE CONTEXTE


C'est dans la loi du 06 juillet 1989 que l'état commence à inscrire une obligation de proposer à la location des logements décents. L'un des critères essentiels est une

« performance énergétique minimale ».


Ce n'est donc pas nouveau ! Depuis le 1er janvier 2023, le seuil maximal est fixé à 450 kWh/mètre carré par an, en se référant à l'énergie finale (EF) et non à l'énergie primaire (EP). Il ne s'agit donc pas de l'étiquette DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) !


A. Interdiction de location des passoires énergétiques


La loi climat a renforcé cette obligation en introduisant progressivement l'interdiction de louer des logements en fonction de leur étiquette DPE. Il est important de comprendre à quoi correspond la lettre de l'étiquette DPE. Il s'agit de la lettre la moins favorable parmi les étiquettes de consommation d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre (NRJ et GES).



Calendrier : 1/01/2025 => Etiquette G 1/01/2028 => Etiquette F 1/01/2034 => Etiquette E
Etiquette DPE et échéances

En conséquence, pour renforcer cette décision, d'ici 2034, une maison des années 1980 chauffée au fioul ne pourra plus être louée, étant donné que le fioul est généralement associé à une étiquette GES (gaz à effet de serre) de classe E.


Une maison rénovée par des travaux d'isolation et un remplacement de chaudière par une PAC (pompe à chaleur) donne les étiquettes NRJ et GES suivantes :

On peut voir qu'elle atteint le niveau demandé par l'audit réglementaire => Classe DPE à B minimum.

La consommation d'énergie indique une valeur à 107 => Pas mal...


La même maison rénovée également par des travaux d'isolation mais avec le remplacement de la chaudière Gaz (condensation !). Vous pouvez voir les étiquettes NRJ et GES suivantes :

Ce projet ne répond pas aux exigences de l'audit règlementaire car la classe DPE n'atteint pas B (Seulement C !) alors que la consommation d'énergie est bien meilleure que dans le premier cas (91 contre 107 !). Trouvez l'erreur...


En fait il s'agit d'une petite phrase dans le DPE que tout le monde oublie : L'étiquette DPE (lettre) est la moins bonne des étiquettes NRJ et GES. Or l'utilisation du gaz, dans ce cas, ne permet pas d'avoir une étiquette GES supérieur à C !


Autre exemple, un appartement T1 chauffé avec des radiateurs électriques et avec ECS (Eau Chaude Sanitaire) électrique ne pourra vraisemblablement plus être louable en 2028 (Etiquette NRJ défavorisée par l'énergie primaire de l'électricité).


Il est important de noter que le processus de rénovation pour une maison, y compris la consultation des entreprises, l'approvisionnement des matériaux et la réalisation des travaux, nécessite en moyenne 18 mois. Par conséquent, il serait nécessaire de commencer les démarches pour les maisons avec une étiquette G d'ici juillet 2023 !!! Trouvez l'erreur..

Cela ne prend pas en compte les délais de décision des copropriétés, qui peuvent s'étendre sur 2 ans avant de prendre une décision de lancer des travaux.


Nous comprenons maintenant pourquoi l'État est contraint de mettre en place des dérogations. Et de telles dérogations existent déjà :
  • Les travaux de rénovation énergétique qui imposent des modifications en contradiction avec les règles et prescriptions prévues pour les monuments classés.

  • Les travaux de rénovation énergétique qui excédent 50 % de la valeur vénale du bien, évaluée par un professionnel de l’immobilier.

  • Les travaux de rénovation énergétique qui font courir un risque de pathologie au bâti, ce risque devant être justifié par "un homme de l'art".

  • Les travaux de rénovation énergétique non conformes à toute autre obligation relative "au droit des sols, de propriété, à la sécurité des biens et des personnes ou à l'aspect des façades et à leur implantation".


Comment va se mettre en application cette loi ?

L'interdiction de louer un logement n'est valable qu'en cas de changement de locataire, soit un quart du parc, car en moyenne, un locataire change d'appartement tous les 4 ans. Les locataires peuvent d'abord adresser une demande amiable aux bailleurs pour qu'ils effectuent les travaux nécessaires. Ensuite, si le propriétaire refuse, le locataire peut porter l'affaire devant la justice, qui peut contraindre le locataire à effectuer les travaux et imposer une réduction de loyer.

Si on adopte une approche pragmatique, compte tenu de la tension dans certaines zones, que va-t-il se passer ?

Vous pensez vraiment que le locataire va intenter une procédure envers son propriétaire...?

Naturellement, les biens immobiliers vont perdre de la valeur à la vente. Il faudra que l'État soit très vigilant à l'égard des marchands de sommeil... À suivre !


B. Obligation d'audits énergétiques


Depuis le 1er avril 2023, une autre obligation est apparue dans le cadre de la vente de bâtiments en maison ou en monopropriété. Les logements les plus énergivores doivent faire l'objet d'un audit énergétique en cas de vente en France métropolitaine. Ce document fournit au futur acquéreur des recommandations pour des travaux de rénovation énergétique.

Il est important de noter que cela ne s'applique pas aux logements en copropriété mais à la copropriété dans sa globalité.


Calendrier : 01/04/2023 => Etiquettes F et G 1/01/2025 => Etiquette E 1/01/2034 => Etiquette D

De plus, l'étiquette DPE (Diagnostic de Performance Énergétique) d'un logement faisant parti d'un immeuble peut différer considérablement de celui de l'immeuble global.


L'application de cette obligation intervient lorsque le DPE (de l'immeuble) annonce une étiquette F ou G. Dans ce cas, lors de la vente, le notaire doit intégrer dans l'acte de vente un "Audit obligatoire" qui projette la rénovation du bâtiment avec à minima 2 scénarios de travaux. Un par étape, pour que le nouveau propriétaire puissent identifier les actions à engager dans le temps et un scénario de rénovation globale réalisé en une seule étape. L'audit doit annoncer le coût des travaux pour chacun des scénario.


2. LES DIFFÉRENTS AUDITS ÉNERGÉTIQUES

Les différents audits

Rappel historique : L'audit énergétique n'est pas nouveau. L'audit énergétique des bâtiments répondu à la norme NF EN 16-247.

Mais il existe de nombreux audits dérivés de cette norme :

  • L'audit de l'ADEME.

C'est au début des années 2012 que l'ADEME initie un cahier des charges (CDC) pour la réalisation d'audits énergétiques. Compte tenu de l'expertise des équipes de l'ADEME, ce CDC est devenu la référence. L'utilisation de ce CDC permettait de bénéficier de subventions. Sa réalisation doit être restituée sur le site internet www.diagademe.fr. Le grand principe de ces audits est décrit dans une phrase : "Un calcul des consommations réglementaires pour situer la performance initiale du bien selon la méthode de calcul THCEex. Ce calcul conventionnel ne peut en aucun cas se substituer aux calculs réels et théoriques des consommations précédemment réalisés.". En d'autres termes, l'audit doit refléter au plus près, la réalité en prenant en compte tous les postes de consommation. C'est dans ce contexte que l'éditeur de logiciels Perrenoud a collaboré avec le groupement Promodul pour développer le logiciel le plus complet du marché : BAO.


Au cours de la dernière décennie, de nombreux bureaux d'études ont renforcé leurs compétences en matière d'audit énergétique, que ce soit pour les logements ou d'autres types de bâtiments. Pour attester de la compétence de ces acteurs, l'OPQIBI a mis en place une certification basée sur ce CDC. Aujourd'hui, les références 1905 (bâtiments collectifs et tertiaires) et 1911 (maisons individuelles) sont toujours qualifiées selon cette norme.

  • D'autres audits se sont calqués sur ce modèle.

C'est le cas de l’audit APC (Agence Parisienne du Climat). Nous laisserons de coté cet audit puisqu’il reprend la trame de l'audit de l'ADEME et ne concerne que le marché Parisien.


A. Les méthodes de calcul


  • Méthode réelle (ou mensuelle dans le cas de BAO) ou encore les approches STD (Simulation Thermique Dynamique) :


Basées sur une approche similaire à la norme NF EN 16-247, ces méthodes offrent la flexibilité de paramétrer tous les usages dans toutes les conditions (usage, météo ...) et des comportements thermiques les plus poussés. L'objectif de cette approche est de simuler un modèle thermique et énergétique le plus proche des relevés de factures. À partir de cet état initial, toutes les mesures d'amélioration peuvent prédire des économies d'énergie proches de la réalité. Cette méthode répond parfaitement aux questions des maîtres d'ouvrage : "Quels sont les avantages que je vais obtenir ?"


  • Méthode THCEex :


Cette méthode de calcul conventionnelle est souvent désignée comme la méthode "réglementaire". Elle est utilisée pour calculer la consommation conventionnelle par rapport à l'application de la réglementation thermique en vigueur. Initialement conçue pour les bâtiments de plus de 1000 m² construits après 1948 nécessitant des travaux importants, l'utilisation de la méthode THCEex a été étendue aux maisons individuelles avec l'avènement des "Rénovations BBC" promues par le label Promotelec (ERE - Expert Rénovateur Energétique).


C'est le seul outil de calcul qui permet de déterminer si le niveau de rénovation BBC (Bâtiment Basse Consommation) a été atteint, avec un seuil défini en dessous d'une consommation énergétique (Cep) équivalente à 80 kWh/m² par an, cette valeur variant en fonction des zones climatiques. Cette méthode a été largement intégrée dans les programmes de rénovation des collectivités.


  • La méthode 3CL/DPE :


Souvent sujette à la critique, c'est une méthode conventionnelle, similaire à la THCeex. Elle évalue la consommation énergétique d'un bâtiment de type logement en éliminant les variations dues aux conditions climatiques et à l'utilisation du bien (température de chauffage, nombre d'occupants, consommation d'eau chaude, durée d'occupation, etc.). Depuis le 01 juillet 2021, la méthode 3CL évalue la consommation sur 5 postes énergétiques : Chauffage, Refroidissement, ECS, Eclairage, Auxiliaires (Moteur de ventilation ou pompe de circulation).



B. Les limites de la méthode 3CL


  • La consommation d'éclairage est calculée en fonction de la surface du bâtiment. Par conséquent, le simple remplacement des ampoules n'aura pas un impact significatif sur l'étiquette DPE.

  • La consommation est exprimée en Cep (Consommation en énergie primaire). Le terme "primaire" implique l'application d'un coefficient de 2.3 à l'énergie électrique en raison de son mode de production. Le coefficient pour le gaz, le fioul et le bois est de 1 (une explication détaillée dépasserait le cadre de cette présentation). Cela explique pourquoi les logements de type T1 chauffés à l'électricité et équipés d'un ballon d'eau chaude électrique sont pénalisés.

  • La méthode 3CL est une méthode simplifiée qui ne prend pas en compte les phénomènes physiques complexes tels que les transferts à travers les parois, la diffusion de la chaleur entre les pièces, ou les variations d'humidité. C'est pourquoi elle est critiquée par les experts et les bureaux d'études.

  • L'enrichissement des informations sur les propriétés thermiques des parois et des vitrages doit être réalisé de manière transparente et suivre un processus clairement défini. Les données renseignées suivent un cheminement précis, comme indiqué dans le document joint (extrait de la méthode 3CL 2021 - annexe 1 à l'arrêté du 31 mars 2021 relatif aux méthodes et procédures applicables - page 13).


extrait de la méthode 3CL 2021 - annexe 1 à l'arrêté du 31 mars 2021 relatif aux méthodes et procédures applicables - page 13


Dans le cadre d'un DPE, si deux diagnostiqueurs utilisent les mêmes informations, l'étiquette devrait être très similaire.

Dans ces conditions, les diagnostiqueurs ne peuvent pas prendre de liberté sur la caractérisation des matériaux. C'est un autre point de critique des experts.


Une autre préoccupation concerne l'incapacité à simuler des solutions innovantes avec la méthode DPE.


Par exemple, prenons le cas de la production d'eau chaude sanitaire solaire. Dans le cadre du DPE, ce paramétrage est souvent simplifié à une simple case à cocher, sans prendre en compte les différences techniques et d'exposition. Cela ferme le champ des actions possibles.


Aujourd'hui, le débat n'est plus sujet à discussion. Le législateur a fait son choix en faisant de la méthode 3CL l'outil universel pour la massification de la rénovation des logements.


C. Les différents types d'audits et label

Maintenant que nous avons décrit la méthode de calcul, intéressons nous à l'audit, ou plutôt aux différents types d'audits.


  • Audit Réglementaire :

Cet audit est destiné à identifier les leviers de rénovation. Il est devenu obligatoire lors de la vente de biens, comme mentionné dans la partie 1 (contexte). Cet audit présente plusieurs particularités qui peuvent être plus ou moins complexes à mettre en œuvre :

  1. Il est opposable en ce qui concerne la qualité des informations saisies (mesures du bâtiment, caractéristiques des matériaux et des systèmes, estimation des coûts des travaux, etc.). Il peut être délicat de déterminer ces informations, notamment en cas d'estimation de coûts de travaux trop bas qui pourraient être contestés par l'acheteur.

  2. Il a une durée de validité de 5 ans, et le diagnostiqueur doit être en mesure de le mettre à jour en fonction des souhaits du maître d'ouvrage. Dur, dur de reprendre un dossier après plusieurs mois !

  3. Il exige la proposition de deux scénarios de rénovation : un scénario par étapes et un scénario global. Il y a des exigences pour la première étape (au moins une amélioration d'une classe avec une étiquette minimum E) et pour les deux scénarios (l'étape finale doit atteindre au minimum l'étiquette B).

Son application sera progressive : depuis avril 2023, les étiquettes G et F sont concernées, en janvier 2025, l'étiquette E, et en janvier 2034, l'étiquette D.


  • Audit dit "incitatif" :

Les audits sont également employés pour qualifier et valider les aides et subventions en matière de rénovation énergétique. Par le passé, chaque programme d'aide avait son propre mode de calcul, ce qui rendait la situation complexe et créait des difficultés majeures lors de la restitution des audits. Les différences étaient nombreuses, notamment en ce qui concerne :

  1. Le type de méthode de calcul utilisé (par exemple, THCEex ou 3CL).

  2. L'unité de mesure de l'énergie primaire ou finale.

  3. Le nombre de postes énergétiques pris en compte (3 ou 5 postes).

  4. Les critères de surface utilisés, tels que la Surface Hors Œuvre Brute (SHOB) ou la Surface de Référence Thermique (SRT).

Cette diversité complexifiait la démarche pour les propriétaires cherchant à bénéficier d'aides financières pour leurs projets de rénovation. La normalisation et l'unification des méthodes, comme celle de la méthode 3CL, ont contribué à simplifier et à rendre plus cohérent le processus de qualification des aides et subventions pour les rénovations énergétiques. Cela facilite la tâche des professionnels du secteur et améliore la clarté pour les propriétaires.


Effectivement, pour ceux qui ont été impliqués dans ce processus, cela ressemblait à un véritable parcours du combattant. L'État a donc pris la décision (nécessaire) d'harmoniser les méthodes. Cependant, le choix de la méthode de calcul suscite des débats parmi les professionnels.

Les bureaux d'études historiques estiment que cela diminue la qualité du conseil et la valeur de leurs prestations.

En revanche, les diagnostiqueurs estiment que l'audit est maintenant à leur portée. Une chose est claire, quel que soit le point de vue, cela nécessite des professionnels formés et expérimentés. Ce sujet fera l'objet d'un autre article, soulignant l'importance de l'expertise et de la formation dans le domaine de la rénovation énergétique.


  • Label BBC

En parallèle de l'audit c'est tout un écosystème qui évolue. En effet, un nouvel arrêté publié le 3 octobre 2023 est venu modifié la définition du label BBC. Le label BBC rénovation initialement calculé sur la base de la méthode THCEex, évolue vers la méthode 3CL. En voici les extraits importants : 2 label différents

Le niveau « bâtiment basse consommation rénovation résidentiel, BBC rénovation résidentiel 2024 » : doit atteindre une étiquette A ou B,
  1. L'installation de protections solaires extérieures sur les baies vitrées des pièces de vie et des locaux à sommeil,

  2. Les déperditions thermiques par transmission à travers les parois et les baies d'un bâtiment respectent des conditions minimales de performance,

  3. La perméabilité à l'air de l'enveloppe sous 4 Pa, Q4Pa-surf est inférieure ou égale à 1,20 m3/(h.m2),

  4. Une ventilation générale et permanente est assurée dans chaque logement,

  5. Il est interdit d'installer une chaudière dont le niveau d'émissions de GES est supérieur à 150 gCO2eq/kWh PCI,

  6. Il est interdit de conserver un système de chauffage, dont les émissions de GES sont supérieures à 300 gCO2éq/kWh PCI


Le niveau « bâtiment basse consommation énergétique rénovation résidentiel - première étape, BBC rénovation 2024 - première étape » : doit atteindre la classe C,

Les coefficients thermiques doivent être à minima

  1. 1.3 W/m².K pour les vitrages

  2. 3.7 W/m².K en ITI

  3. 4.4 W/m².K en ITE

  4. 7.5 W/m².K en rampant

Dans les 2 cas, une note de dimensionnement du générateur, par rapport aux déperditions calculées à la température de base, est réalisée par le professionnel en charge de l'installation du système de chauffage.


D. Unification des audits


À partir du 1er janvier 2024, les audits utilisés pour les aides et subventions, communément appelés "incitatifs", seront tous basés sur l'audit réglementaire. Il n'y aura plus de différence entre eux. Cela implique quelques conditions et remarques importantes :

  1. L'audit incitatif devra se conformer à l'arrêté du 4 mai 2022, tel que modifié le 9 août 2022. Par conséquent, quelle que soit la demande du propriétaire, les deux scénarios obligatoires (par étape et global) devront être inclus. L'arrêté précise que le nombre de scénarios est limité à 5. En conséquence, l'audit incitatif sera également opposable, c'est-à-dire qu'il pourra être utilisé pour une vente et par un acheteur potentiel. Cela signifie que la responsabilité du diagnostiqueur est tout aussi importante dans le cas d'une rénovation que dans celui d'une vente.

  2. Se pose la question de savoir si un audit réglementaire utilisé pour une vente exige les mêmes compétences que l'accompagnement des rénovations. Est-ce que les diagnostiqueurs seront à la hauteur de la tâche en termes de compétences et d'expertise ? Ces questions sont légitimes. En effet, alors qu'on peut concevoir qu'un audit lors d'une vente se limite à une visite et à la remise d'un rapport, l'audit incitatif demande une connaissance beaucoup plus approfondie, notamment en termes de pédagogie, de compétences techniques, de compréhension économique, et de gestion de chantier. Cette évolution dans le secteur nécessite que les diagnostiqueurs acquièrent de nouvelles compétences et expertise pour répondre aux besoins complexes de la rénovation énergétique.

  3. Quelque soit le contexte, il est important de noter que l'audit n'est en aucun cas un DPE (même s'il en utilise la méthode de calcul !). En conséquence, il est très probable qu'à l'issue de l'audit, les maitre d'ouvrages réclame un DPE pour vendre ou louer leur bien. Dans ces conditions, il est essentiel que l'étiquette DPE soit en parfaite cohérence avec la simulation de l'audit ! Ce qui sous-entend que celui qui a fait l'audit est également certifié diagnostiqueur DPE ou travail avec un cabinet de diagnostic. Cet élément, souvent oublié, démontre que le marché de l'audit échappera au BE de type Thermique et Fluides !

Si nos législateurs ont bien compris les problèmes, on peut se poser des interrogations quant à l'orchestration des mesures (délais d’application, cohérence, formation ...). Les différents ateliers entre la DHUP et les professionnels sont souvent tendus et les décisions pas toujours cohérentes... Espérons que ces choix puissent malgré tout engager ce grand chantier de la rénovation énergétique et la décarbonation du bâtiment. Il faut avoir en tête que l'objectif est de massifier la rénovation dans un contexte d'obligation de résultat et qualité, avec une filière impliquée et professionnelle. Les prochains mois seront nous donner des réponses...



3. Le numérique une solution à de nombreuses interrogations !

bimeo la solution pour optimiser les audits énergétiques

Eric Lerognon CEO de bimeo


Eric LEROGNON (CEO de bimeo) oeuvre dans cette direction.




C'est l'ambition de bimeo ! Apporter des solutions à toute une filière pour améliorer la qualité, augmenter la productivité et accompagner la croissance du marché.


Dés 2010, après 20 ans d'expérience dans le secteur automobile (mettant en oeuvre les outils d'amélioration et de qualité - Lean/KAIZEN) il décide de changer de secteur porté par les enjeux du grenelle de l'environnement. Il jette son dévolu sur le sujet de la rénovation énergétique ! Il crée son Bureau d'études FLUDITEC et expérimente tous les domaines innovants (PassifHauss, BBCA, ERE, Audit en industrie, BIM, EnergieSprong, DOREMI ...). Il intègre de nombreux réseaux pour apprendre et comprendre auprès des experts (ESTP, CINOV, Novabuild, Batylab, CINOV, ATHERMYS, FFB, CAPEB, BuildingSmart...).


Fluditec intègre des actions de massification de la rénovation, portées par les collectivités (Brest (29), St Brieuc (22), Vannes, Auray, Ploermel, Questembert (56), Rennes (35), Saint Nazaire (44)). Depuis 8 ans, c'est plus de 1000 audits à l'actif des équipes de Fluditec. Chaque audit, chaque démarche aura permis à Eric Lerognon de poser la question de l'efficacité et la qualité des audits.


A. Les dates clés de bimeo

Depuis 2016, c'est l'ambition et l'objectif de bimeo : Rapprocher la technologie et le process au service de la massification de la rénovation.
Dès 2018, bimeo présente au salon BIM World, la première solution de scan3D et création d'un modèle numérique à partir d'un SmartPhone. L'objectif de cette application est de simplifier l'acquisition de la donnée technique pour les audits.
En 2018, bimeo intègre le CSTB' lab (incubateur de startup du CSTB). en 2019, bimeo est lauréat du concours Domolande et BIM D'argent pour un programme de rénovation 100% BIM.
En 2020, bimeo est lauréat du programme PROFEEL 1 dans la catégorie "numériser l'existant". Ce prix permet à bimeo de renforcer les fonctions de son application et de sortir une version IOS sur iPad Pro.
Fin 2020, bimeo intègre le projet européen EPC Recast qui a pour mission de développer le DPE dans un mode 100% numérique.
En 2022 bimeo entre dans l’incubateur Village By CA et réalise sa premiere levée de fond en intégrant au capital 3 partenaires techniques et industriels.

B. Les évolutions à venir

Aujourd'hui, bimeo est reconnu dans la profession comme la solution la plus aboutie pour capter et exploiter la donnée technique des bâtiments pour l'usage de l'audit ou l'expertise.

Fort de cette expertise les équipes de bimeo s'emploient à faire évoluer la suite avec de nouvelles fonctions et services :

  • L'application bimeo, outil de scan3D à partir d'une tablette iPad Pro. Avec cette application, la visite technique devient un véritable jeu dans lequel l'opérateur suit un process pour ne pas oublier les informations utiles à sa mission.

  • Application bimeo sur windows pour pouvoir préparer sa visite, modifier le projet initié sur iPad Pro ou développer un projet 3D depuis une tablette Surface,

  • Transcrire toute l'information dans les formats BIM (IFC, BCF, XYZ)

  • Construire la data en XLS, CSV, construire les plans en 2D ou créer des rapports personnalisés...

  • Développer des connexions avec les éditeurs de logiciels (Perrenoud/BAO) pour supprimer totalement le temps de saisie dans le logiciel via un fichier XML.

  • Gérer les projets sur un espace web pour pouvoir récupérer la data et partager les projets avec des partenaires.

  • Monter en compétence et accompagner le rendu de l'audit par l'ajout de 42 vidéos/tutos techniques sur les thèmes de la rénovation (en partenariat avec l'organisme de formation OFIB).

  • Distribuer la solution Prevu3D pour exploiter simplement les nuages de points.


Plus que jamais bimeo affirme sa stratégie d'être au cœur de la massification de la rénovation.

Avec bimeo les acteurs du marché de l'audit énergétique peuvent :
  • Optimiser les temps de réalisation des audits par l'utilisation des outils numériques.

  • Augmenter la qualité des prestations grâce à des rendus clairs et visuels (3D).

  • Améliorer l'efficacité des équipes grâce à un partage 100% opérationnel des projets autour de plusieurs collaborateurs.

  • Répondre à un marché en forte croissance en différenciant la mission de visite de la phase d'étude thermique. En effet, les outils bimeo permettent de capter toutes les informations lors d'une visite et de les envoyer au thermicien pour lancer la simulation et réaliser les scénarios. Cela facilite les recrutements et la gestion des éventuels turnover !


bimeo travaille pour rendre la saisie plus efficace et pour intégrer de nouvelles fonctions (calcul de puissance de PAC, par exemple) et pour étendre son application à d'autres supports (iPhone, Smartphone...).


bimeo affirme son positionnement sur le marché ambitieux de la massification de la rénovation.


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